Scat a cappella.

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Quelques erreurs sont parfois commises en ce qui concerne l'art vocal.
 
Chanter a cappella, contrairement à ce que certains croient, ce n'est pas forcément chanter seul (il peut y avoir des choeurs a cappella), ni prendre un solo au sein d'un orchestre; c'est chanter sans accompagnement musical. Ce n'est pas parce que a cappella se traduit à chapelle qu'il faut mettre un accent grave sur le a et un seul p à cappella.

Chanter en scat (ce mot américain n'a pas d'équivalent français) ce n'est pas fredonner un air, c'est remplacer les paroles par des onomatopées et chanter sur des sylabes arbitraires, sans signification. Art délicat que peu de chanteurs de variétés maîtrisent. (En France, Henri Salvador est un des rares à "scatter" honorablement. Le scat est surtout le domaine du jazz. Ella Fitzgerald en est la reine incontestée.

La première trace discographique du scat a été relevée en 1926 dans un enregistrement de Louis Armstrong. Laissant choir par inadvertance sa partition, l'intéressé, dit-on, aurait alors improvisé en remplaçant les paroles envolées par des onomatopées. Deux mots dérivés du scat ont pénétré la langue française : scoubidou (scoobeedoo) et zazou (d'après Zaz-Zuh-Zaz de Cab Calloway, le spécialiste du Hi-De-Hi-De-Ho). On ne confondra pas le scat avec le style vocalese qui consiste à adapter des paroles sur des thèmes instrumentaux originels. Mimi Perrin au sein des Double-Six a excellé das cet exercice.

Hey-Ba-Ba-Re-Bop !